vendredi 23 novembre 2012

Mess around


Je me demandais comment expliquer ce qui se passe dans ma tête à la fermeture de ma petite entreprise..
Comme fan de films non comiques aussi, je dirais que c'est un peu la version 2 d'OPEN WATER qui s'écrit : on croit qu'elle est morte à la fin mais non ...

Si je continue à penser à l'avenir, je suis bien la seule... au bruit du téléphone, à l'ouverture de la boîte aux lettres, et à la lecture de  la messagerie professionnelle, je dirais que je suis "moins" sollicitée (merci  aux structures de prélèvements divers pour leurs petits mots de fin d'année. Ils sont bien arrivés).

Comme fan de films autres, je valide l'idée à cette heure de la journée de continuer à vous raconter les péripéties, que dis je ?  les futures aventures d'une partie seulement de ma vie.

Le silence (que j'aime tant quand je le choisis) est un redoutable "déséquilibreur" d'émotions .. tant de gens rencontrés, de projets réalisés et parfois avortés, d'amis retrouvés, de partenaires annoncés, de coups de gueule assumés, de promesses tenues et parfois oubliées.
Ca pourrait me faire couler des larmes mais il y a  tous les réseaux tissés, les nouvelles relations qui vont s'épaissir, les projets auxquels je n'avais pas pensé et qui pourront s'appuyer sur mon expertise locale un peu étoffée depuis ces 4 dernières années. Il y a notre association culturelle. Et tous ceux que j'aime et qu'on s'aime aussi bien (très vilaine tournure de phrase mais la bonne formule faisait mièvre).


 La vie de chef d'entreprise donne quelques leçons sur la nature humaine.
Moi salariée de la fonction publique.
J'ai un bagage supplémentaire de retour du terrain, de la région du nord au sud, celui de la PME, du coût du travail, du noble commerce, des rapports aux clients, des structures loco-régionales (on le dit pour les anesthésies aussi), des syndicats viticoles, des associations à but non lucratif, des vignerons aux natures diverses, des évènements existants parfois à la mode de l'ancien glorieux temps, des pouvoirs ....

J'en ressors sans diplôme mais pas sans connaissances. Alors oui la prochaine étape est pour très bientôt, faut juste trier avant de classer, prendre le temps avant de vous raconter la suite.

Faut assumer aussi. 




 

lundi 5 novembre 2012

Carnet du jour



Me suis demandée si je vous en parlais déjà.. 
Me suis dit que c'était trop tôt de s'épancher là ..
Que ça ne mériterait pas de commentaire ici mais ailleurs ..
Me suis dit aussi qu'il était temps.



P4 est le formulaire de radiation en vert émeraude qui en quelques lignes va faire disparaître mon atelier de la liste des entreprises individuelles .. il est pré-rempli et prendra effet, comme dit l'administration, au 30 novembre 2012 
C'est un fait : mes finances ne sont pas suffisamment saines,  risquent de fragiliser mon existence et mettre en péril ceux et celles qui m’aiment et qui voudront forcément me venir en aide.

Cette bonne vieille trésorerie qui soutient,  le temps que la crise passe, est aux abonnés absente..
Je ne composerai plus ce numéro siret mais comme je ne veux pas que l'esprit de l’atelier disparaisse avec ce simple formulaire, je lui cherche un nouvel écrin..C'est pour cela que je garde le panneau scotché au mur de l'atelier, quel que soit le nouveau statut érigé.

Je contemple sans rougir trois années d'expériences fortes et d'étude longue  sur ce terrain. Je dirais à celles et ceux avec qui je vais (re)travailler que mon tracé de vie n’est pas encore plat et qu’on parlera d’avenir dès qu’on se voit..




Photo Serge Sang

Ce jour défait je me dis qu'il va falloir aussi trouver un nouveau vigneron pour prendre soin de la vigne plus haut.... celui qui nous a accompagnés toutes ces années a décidé d'arrêter un 11 novembre. Fatigué de ne plus gagner sa vie comme avant, fatigué parce que 30 ans à travailler 350 jours par an ç'est beaucoup trop parfois. 

Une vie après l'autre : 2023 c'est comment ?

Voilà quelques mois, que mon quotidien a pris d'autres formes, d'autres rythmes. Il se compose de temps pour ma pomme, plus longs qu...